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L'implicite et les sous-entendus
Présupposés, inférences, ironie, humour, second degré.
1. L’architecture du non-dit
Le langage communique bien davantage que son contenu littéral. Tout énoncé véhicule un ensemble de présupposés, d’inférences, d’implications et d’attitudes que le locuteur n’a pas formulés explicitement, mais qu’un lecteur ou un auditeur compétent reconstruit sans qu’on ait besoin de les lui expliquer. Au niveau C2, cette reconstruction n’est pas facultative : elle distingue une véritable maîtrise de la langue d’une simple compétence avancée. Un texte lu uniquement pour son contenu explicite n’est qu’à moitié lu.
1. Présupposés (contenu que l’énoncé tient pour acquis sans l’affirmer ; ce qui doit déjà être admis comme vrai pour que l’énoncé ait le sens attendu)
2. Sous-entendus (sens transmis par l’énoncé sans être directement encodé dans les mots ; ce que le locuteur veut faire comprendre à l’interlocuteur à partir de ce qui est dit)
3. Inférences (conclusions que le lecteur tire du contenu explicite en le combinant avec ses connaissances et son raisonnement logique)
4. Ironie et second degré (sens opposé au sens littéral ou fondamentalement différent de celui-ci ; le lecteur doit repérer un renversement intentionnel ou une prise de distance)
5. Humour (recours à l’incongruité, à la surprise, au décalage de registre ou au jeu de mots pour produire un effet comique ; il repose souvent sur l’activation simultanée de deux lectures incompatibles)
2. Les présupposés : ce que l’énoncé tient pour acquis
Un présupposé est une proposition qui doit être tenue pour vraie pour qu’un énoncé puisse être interprété comme prévu, sans constituer pour autant l’affirmation principale de cet énoncé. Les présupposés ne sont pas démontrés : ils sont introduits comme allant de soi. Ils résistent à la négation et à l’interrogation : le contenu présupposé demeure valable même si l’affirmation principale est niée.
Les différents types de présupposés
| Type | Déclencheur | Exemple | Contenu présupposé |
|---|---|---|---|
| Existentiel | Référence définie | Le président a signé le décret. | Il existe un président ; il existe un décret |
| Factif | Verbes factifs (savoir, regretter, réaliser, admettre) | Il regrette d'avoir menti. | Il a menti (le contenu du complément est présupposé vrai) |
| Changement d’état | Verbes de changement (cesser, recommencer, continuer, arrêter) | Il a arrêté de fumer. | Il fumait auparavant |
| Itératif | encore, de nouveau, à nouveau, une autre fois | Elle a encore raté son train. | Elle a déjà raté son train auparavant |
| Temporel | Propositions temporelles (avant que, depuis que, quand) | Depuis qu'il est parti, tout a changé. | Il est parti |
| Comparatif | Structures comparatives | Il travaille mieux qu'avant. | Il travaillait déjà auparavant, mais moins bien |
| Phrase clivée | C'est... qui/que | C'est lui qui a pris la décision. | Quelqu’un a pris la décision ; l’information nouvelle porte sur son identité |
Quand allez-vous enfin accepter votre responsabilité dans cet échec ?
La question explicite porte sur le moment. Mais ce sont les présupposés qui portent l’essentiel du message :
— Vous avez une responsabilité (présupposé, non démontré)
— Il y a eu un échec (présupposé, non démontré)
— Vous n’avez pas encore accepté cette responsabilité (présupposé par enfin)
Un interlocuteur habile ne répond pas directement à la question : il remet en cause les présupposés. «Avant de parler de responsabilité, il conviendrait de s'entendre sur le sens du mot échec.»
Il a arrêté de fumer. → Présupposé : il fumait auparavant.
Il n'a pas arrêté de fumer. → Le présupposé subsiste : il fumait auparavant et continue de fumer.
Comparez : Il fume. → Affirmation : il fume.
Il ne fume pas. → L’affirmation est niée. Il n’y a pas de présupposé de ce type.
3. Les sous-entendus : l’implicature conversationnelle
Un sous-entendu, ou implicature, est un sens que le locuteur cherche à transmettre sans l’encoder directement dans les mots. L’interlocuteur le reconstruit en se demandant ce qu’un locuteur rationnel et coopératif veut signifier en disant précisément cela, de cette manière et à ce moment-là. Ce mécanisme a été formalisé par le philosophe H. P. Grice à travers ses maximes de coopération conversationnelle.
Quantité : ne dites ni trop ni trop peu. Donnez exactement la quantité d’information nécessaire.
→ Un locuteur qui en dit moins que prévu laisse entendre qu’il serait inapproprié d’en dire davantage.
Qualité : ne dites que ce que vous croyez vrai et pour quoi vous disposez d’éléments suffisants.
→ Un locuteur qui multiplie les précautions laisse entendre qu’il n’est pas certain ; une affirmation sans réserve suggère au contraire une forte confiance.
Relation : soyez pertinent. Ce que vous dites doit être en rapport avec ce qui a été demandé ou dit auparavant.
→ Une réponse apparemment sans rapport laisse supposer l’existence d’un lien que l’interlocuteur doit reconstruire.
Manière : soyez clair, concis et ordonné. Évitez l’obscurité et l’ambiguïté.
→ Un locuteur volontairement obscur ou excessivement prolixe laisse entendre qu’une formulation plus claire serait problématique ou inappropriée.
L’implicature en pratique
— Tu travailles vraiment beaucoup.
Réponse littérale : « tu travailles vraiment beaucoup ». Mais selon la maxime de relation, la réponse devrait être liée à la question posée. Le locuteur évite ostensiblement de dire quoi que ce soit sur la qualité de l’exposé. Cette omission volontaire laisse entendre que l’exposé n’était pas bon et que l’effort fourni est le seul élément positif qu’il peut mentionner.
— Il est parfait pour ce poste, non ?
— Il est très ponctuel.
Selon la maxime de quantité, ne louer que la ponctualité alors qu’une appréciation globale est attendue laisse entendre que c’est le seul point positif que l’on puisse honnêtement citer. Tout le reste est, au mieux, médiocre.
Implicatures conversationnelles et implicatures conventionnelles
| Type | Mécanisme | Exemple | Implicature |
|---|---|---|---|
| Conversationnelle (quantité) | Dire moins que ce qui est attendu | Certains membres ont voté contre. | Tous n’ont pas voté contre, mais ils peuvent être nombreux |
| Conversationnelle (relation) | Réponse apparemment sans rapport | Question sur la qualité → réponse sur l’effort | On évite de parler de la qualité ; seul l’effort peut être valorisé |
| Conventionnelle (mais) | Encodée dans le mot lui-même | Il est brillant mais paresseux. | mais suggère que la seconde qualité vient limiter la première |
| Conventionnelle (même) | Implicature scalaire | Même Paul a réussi. | Paul était le moins susceptible de réussir ; les autres ont donc vraisemblablement réussi aussi |
| Conventionnelle (encore) | Présupposition + valeur scalaire | Il a encore gagné. | Il gagne de façon répétée ; cette répétition est présentée comme remarquable ou surprenante |
4. Les inférences : du texte à la conclusion
Une inférence est une conclusion à laquelle le lecteur parvient en combinant ce qui est explicitement formulé dans le texte avec ses connaissances, son raisonnement logique ou des indices contextuels. Contrairement aux présupposés, qui sont intégrés à l’énoncé, ou aux implicatures, qui dépendent d’un raisonnement coopératif, les inférences reposent sur les connaissances du lecteur et sur sa capacité d’analyse.
Les différents types d’inférences
| Type | Mécanisme | Exemple |
|---|---|---|
| Inférence causale | Relier un événement à une cause ou une conséquence implicite | Il est entré en pâle et en sueur. → Le lecteur infère la peur, la maladie ou l’effort physique, sans que cela soit explicitement dit |
| Inférence sur le caractère | Attribuer des traits à partir d’un comportement décrit | Elle relut la lettre trois fois avant de répondre. → Personnage prudent, méthodique ou anxieux |
| Inférence évaluative | Tirer un jugement à partir d’une description neutre | La réunion dura six heures. → Le lecteur peut inférer que les désaccords étaient importants, sans que cela soit affirmé |
| Inférence propositionnelle | Reconstruire une conclusion non formulée à partir de plusieurs prémisses | Les coûts ont explosé. Les délais ont été dépassés. Le client est mécontent. → Inférence non formulée : le projet a échoué |
| Inférence intertextuelle | Reconnaître une allusion et activer le sens qui lui est associé | La firme avait trouvé son Waterloo. → Inférence : défaite décisive et irréversible, fin d’une époque |
5. L’ironie et la lecture au second degré
L’ironie consiste à employer le langage pour transmettre un sens différent du sens littéral, voire opposé à celui-ci. Le lecteur doit repérer un écart entre ce qui est dit et ce qui est voulu, puis comprendre que cet écart est intentionnel et non accidentel. Au niveau C2, l’enjeu est à la fois de détecter l’ironie non signalée explicitement et de savoir la produire avec maîtrise.
Les mécanismes de l’ironie
| Mécanisme | Fonctionnement | Exemple en français |
|---|---|---|
| Ironie verbale (antiphrase) | Dire le contraire de ce que l’on veut faire comprendre | Quelle brillante idée que de fermer l'hôpital le plus proche ! |
| Litote ironique | Atténuer fortement l’expression d’une réalité manifestement extrême | On ne peut pas dire que la réponse ait été à la hauteur. (Elle a en réalité été catastrophiquement insuffisante.) |
| Ironie de situation | Le résultat contredit ce qui était attendu ou annoncé | La commission chargée de lutter contre la corruption était elle-même corrompue. |
| Ironie dramatique | Le lecteur ou le spectateur sait quelque chose que le personnage ou le locuteur ignore | Cas classique au théâtre : Œdipe enquête sur ses propres origines sans savoir ce que le public sait déjà |
| Ironie autodépréciative | Se moquer de soi-même pour créer une complicité ou désamorcer une critique | En tant qu'expert autoproclamé en la matière, je me permettrai de suggérer... |
| Ironie socratique | Feindre l’ignorance pour faire apparaître les contradictions de l’interlocuteur | Je ne suis peut-être pas assez compétent pour comprendre comment cette politique peut être considérée comme un succès. |
Comment repérer une ironie non signalée
Dans la prose littéraire et intellectuelle française, l’ironie est souvent dépourvue de marqueur explicite : il n’y a ni signal équivalent à « je plaisante », ni nécessairement de point d’exclamation. Son repérage repose sur plusieurs indices :
- Incongruité de registre : vocabulaire ou solennité excessivement soutenus pour un sujet trivial ou négatif
- Impossibilité logique : éloge qui, pris au pied de la lettre, obligerait à ignorer des faits évidents connus à la fois du lecteur et de l’auteur
- Décalage contextuel : compliment formulé dans un contexte où les faits le contredisent manifestement
- Rupture de ton : changement soudain de registre dans un passage jusque-là homogène
- Excès : enthousiasme ou certitude si extrêmes qu’ils ne peuvent être lus que comme joués plutôt que sincères
La réforme, saluée unanimement par les responsables du projet, a permis de réduire les délais de traitement de trois semaines à deux ans et demi.
La phrase se présente de manière neutre, permettre de, unanimement, construction passive. Pourtant, le contenu lui-même (un délai passé de trois semaines à deux ans et demi) contredit entièrement ce cadrage positif. Aucun marqueur ne signale explicitement l’ironie : elle réside tout entière dans l’écart entre la formulation neutre et le contenu accablant. Au niveau C2, il faut être capable de lire simultanément ces deux niveaux.
6. La lecture au second degré : plusieurs niveaux de sens
La lecture au second degré consiste à reconstruire un sens qui fonctionne sur un autre niveau que le sens littéral. Elle englobe l’ironie, mais aussi l’allégorie, la satire, la parodie et l’emploi de références culturelles qui modifient le sens pour ceux qui savent les reconnaître.
Les formes du second degré
| Forme | Mécanisme | Exemple |
|---|---|---|
| Allégorie | Récit ou description dont le niveau littéral représente systématiquement un autre niveau de sens | La Ferme des animaux d’Orwell comme allégorie du totalitarisme soviétique ; les fables de La Fontaine comme allégories de types sociaux humains |
| Satire | Critique d’une cible (personne, institution ou société) par l’ironie, l’exagération ou la caricature | Candide de Voltaire : un optimisme naïf constamment détruit par des événements qui en révèlent l’absurdité |
| Parodie | Imitation d’un style ou d’un texte avec une déformation comique, souvent pour se moquer de l’original | Un texte qui adopte le style de la communication administrative officielle pour décrire des situations bureaucratiques absurdes |
| Pastiche | Imitation d’un style sans intention moqueuse : il s’agit davantage d’un hommage que d’une parodie | Les pastiches de Saint-Simon, Flaubert et des Goncourt par Proust |
| Référence intertextuelle | Un texte cite, évoque ou réécrit un autre texte ; le sens se transforme pour ceux qui reconnaissent la source | Il cherchait, lui aussi, son Albatros. (référence à Baudelaire : l’artiste moqué par la foule) |
7. L’humour français : mécanismes et clés culturelles
L’humour français, notamment dans ses formes écrites, intellectuelles et journalistiques, repose sur des mécanismes qui peuvent différer sensiblement des conventions comiques anglophones. Au niveau C2, comprendre ces mécanismes fait partie de la compétence culturelle.
Les mécanismes caractéristiques de l’humour intellectuel français
| Mécanisme | Fonctionnement | Exemple |
|---|---|---|
| L'esprit | Formulation précise et inattendue qui condense une vérité dans une phrase surprenante ; particulièrement valorisée dans la tradition intellectuelle française | La modestie est la conscience de son génie. (Cocteau) (paradoxe qui révèle la vanité cachée derrière la modestie) |
| Le calembour | Jeu de mots fondé notamment sur une ressemblance phonétique entre des mots de sens différent | Je suis né en Alsace, ce qui fait de moi un produit local. |
| L'humour absurde | Application d’une logique rigoureuse à une prémisse irrationnelle, ou développement d’un raisonnement jusqu’à une conclusion extrême | Ionesco, les œuvres françaises de Beckett ; Zazie dans le métro |
| Le second degré cultivé | Ironie destinée à ceux qui partagent une référence culturelle ; elle crée une complicité avec le lecteur qui possède la clé et exclut les autres | Les dessins politiques du Canard enchaîné ; l’humour des Guignols |
| L'humour noir | Humour tiré de la tragédie, de la mort ou de la souffrance ; il peut constituer une posture intellectuelle et morale | L’anthologie d’André Breton ; Prévert ; La Vie est belle comme référence de genre |
| L'autodérision | Humour consistant à se moquer de soi-même ou de son propre groupe ; il est souvent valorisé comme signe d’intelligence et de distance envers la prétention | Nous sommes une nation qui se croit unique tout en étant convaincue que tout le monde nous envie. |
8. Produire de l’implicite : techniques d’écriture de niveau C2
Au niveau C2, produire volontairement un sens implicite (et non plus seulement le reconnaître à la lecture) constitue une compétence essentielle à l’écrit. Les techniques suivantes permettent de communiquer davantage que ce qui est explicitement formulé.
Techniques pour produire de l’implicite
| Technique | Mode d’emploi | Exemple |
|---|---|---|
| Omission stratégique | Laisser la conclusion logique implicite et faire confiance au lecteur pour la tirer | Les coûts ont doublé. Les délais ont été multipliés par trois. [Conclusion : échec (non formulée)] |
| Décalage de registre | Employer un langage formel ou cérémonieux à propos d’un sujet négatif ou trivial | C'est avec une surprise non dissimulée que nous avons appris la nouvelle de cette nomination inattendue. |
| Litote stratégique | Atténuer le négatif pour obliger le lecteur à en amplifier mentalement la portée | La décision n'a pas été universellement saluée. [= elle a été largement condamnée] |
| Présupposé orienté | Insérer une affirmation non démontrée dans le présupposé d’une question ou d’un énoncé | Depuis quand ce type de dérive est-il tolérable ? [Présupposé : il s’agit bien d’une dérive] |
| Énumération ironique | Énumérer les faits sans commentaire et laisser leur juxtaposition produire l’effet recherché | Le rapport a été commandé en 2018. Il a été finalisé en 2022. Il n'a pas été publié. |
| Naïveté feinte | Poser une question apparemment « innocente » dont la réponse est manifestement accablante | On pourrait légitimement se demander pourquoi ce contrat a été attribué sans appel d'offres. |
Résumé du cours
- Le langage communique bien davantage que son contenu littéral. Au niveau C2, savoir reconstruire et produire du sens implicite constitue une compétence centrale, et non un simple raffinement facultatif.
- Les présupposés correspondent à un contenu tenu pour acquis plutôt qu’affirmé. Ils peuvent être déclenchés par une référence définie, des verbes factifs (regretter, savoir, admettre), des verbes de changement d’état (arrêter, recommencer), des marqueurs itératifs (encore, de nouveau) ou des structures clivées. Ils résistent à la négation.
- Les sous-entendus (implicatures) sont transmis sans être directement encodés. L’implicature conversationnelle naît des maximes coopératives : quantité, qualité, relation, manière : un locuteur qui en dit moins que prévu ou qui répond à une autre question laisse entendre ce qui ne peut ou ne doit pas être formulé directement.
- Les implicatures conventionnelles sont encodées dans certains mots : mais suggère que le second terme limite le premier ; même introduit une valeur scalaire extrême ; encore implique une répétition accompagnée d’une coloration évaluative.
- Les inférences reposent sur la combinaison du contenu textuel avec les connaissances du lecteur, son raisonnement logique et les indices contextuels. Les textes élaborés peuvent retenir leur conclusion et construire des chaînes d’inférences que le lecteur doit suivre et compléter.
- L’ironie crée un écart entre le sens littéral et le sens visé. Parmi ses mécanismes : antiphrase, litote ironique, ironie de situation, ironie dramatique et ironie socratique. L’ironie non signalée (repérable grâce à l’incongruité de registre, l’impossibilité logique, le décalage contextuel et l’excès) constitue l’un des défis de lecture les plus exigeants au niveau C2.
- Le second degré fonctionne sur un niveau supérieur au sens littéral : allégorie, satire, parodie, pastiche et référence intertextuelle exigent tous du lecteur qu’il maintienne deux lectures simultanément et comprenne la tension entre elles.
- L’humour intellectuel français mobilise notamment l’esprit (précision conceptuelle et formule frappante), le calembour (jeu de mots), l’humour absurde, le second degré cultivé (complicité fondée sur une référence culturelle commune), l’humour noir et l’autodérision. Il privilégie souvent la surprise intellectuelle plutôt que le seul effet de situation.
- Techniques de production de l’implicite au niveau C2 : omission stratégique, décalage de registre, litote stratégique, présupposé orienté, énumération ironique et naïveté feinte. Les effets implicites les plus puissants apparaissent lorsque le lecteur est invité à tirer une conclusion que l’auteur ne formule jamais explicitement.